Cette carte a été réalisée à partir de la carte détaillée de Aïn Babouche (feuille N°122), échelle 1 / 50 000, publiée en 1956 par le Service de la Carte Géologique de l’Algérie:

Seule la partie nord de la feuille se trouve dans la wilaya de Guelma, le reste appartenant à la wilaya de Oum El Bouaghi. L’un des faits marquant sur cette feuille est la présence d’une structure géologique allongée, fortement écaillée, orientée du sud-ouest vers le nord-est, appelée ‘Chebka des Sellaoua’ (ou sillon de Sellaoua). Au sud, débutent les terrains dits autochtones.
Aperçu sur la stratigraphie :
La succession sédimentaire débute par des terrains du Crétacé inférieur. Remarquons cependant que l’attribution stratigraphique de certains affleurements est incertaine (par exemple, la présence de terrains jurassiques au Dj. Aïn Arko, au nord, est suggérée par Vila (1980)).
- On observe tout d’abord des niveaux datés du Hauterivien et du Barrémien, peu abondants (marnes grises et verdâtres, à ammonites ferrugineuses et calcaires oolithiques fossilifères au Barrémien au niveau du Kef Aïn Debagh à l’extrémité nord-ouest).
- L’Aptien et l’Albien sont au contraire bien représentés par des faciès variés selon les zones. A l’Aptien, on trouve des calcaires subrécifaux et calcaires marneux à Orbitolines, oursins, brachiopodes (au nord), des marnes et marno-calcaires à ammonites ferrugineuses (Chebka des Sellaoua), des marnes, argiles sableuses, marno-calcaires et calcaires à Orbitolines (Dj. El Hammimat, Aïn Babouche) et enfin des marnes bleues et calcaires massifs à Orbitolines, huîtres et rudistes au sud (Dj. Sidi Rerhiss). L’Albien et le Vraconnien présente la même distinction selon les zones : calcaires subrécifaux (au nord), marno-calcaires, argiles et grès (Chebka des Sellaoua) et marno-calcaires, argiles, marnes et grès (au sud).
Le Crétacé supérieur est abondant, et surtout visible dans la partie centrale (Chebka des Sellaoua). Les niveaux du Cénomanien et du Turonien se composent essentiellement de marnes et marno-calcaires, avec en plus des calcaires subrécifaux au Cénomanien (au nord). Le Sénonien peut être décomposé en Coniacien (marno-calcaires et marnes à algues et glauconie), Santonien (même faciès), et Campano-Maastrichtien (calcaires et marnes à Inocérames).
Le Cénozoïque est représenté par quelques affleurements de l’Eocène, au sud (marno-calcaires et calcaires à silex, phosphatés et bitumineux à l’Yprésien, puis marnes, argiles et calcaires au Lutétien), mais surtout par de larges dépôts du Miocène (avec deux faciès : d’une part des calcaires gréseux, calcaires, marnes et argiles sableuses, et d’autre part des grès, poudingues et marnes rouges).
Enfin, les dépôts quaternaires occupent une très vaste zone, avec des alluvions, des éboulis ou encore des croûtes calcaires.
Références :
Vila J.M., 1980 – La chaîne alpine d’Algérie orientale et des confins algéro-tunisiens. Thèse de Doctorat, Université Paris VI, 665 p.